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Theodora (Georg Friedrich Haendel) |
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Le livret s'appuyait sur 'Le martyr de Théodore et de Didyme' de Robert Boyle - mieux connu en tant que scientifique. Les sources de Boyle étaient 'De Virginibus' de St. Ambroise et la tragédie de Corneille, 'Théodore, vierge et martyre' (publié en 1646). Haendel nous fait voir la fête, l'orgie et le bordello romains car il veut avant tout nous montrer que les premiers chrétiens n'étaient pas des exhibitionnistes entêtés. Ils refusaient l'hédonisme dépravé et impie, devenu cruel et bestial. L'œuvre est connue pour ses chœurs extraordinaires, entre autres 'He saw the lovely youth' (= 'Il a vu le beau jeune homme'), que Haendel considérait comme étant supérieur au 'Hallelujah Chorus' de son 'Messie'. Il y a également 2 duos pour soprane et contre-ténor, et l'aria 'Angels ever bright and fair' (= Anges toujours vifs et beaux).
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Cette œuvre émotionnelle, forte, montre la rencontre entre la brutalité décadente de la fin de l'empire romain et l'idéalisme des premiers chrétiens. C'est l'histoire de 2 martyrs au moment de la persécution de Dioclétien en l'an 303. Il y a là des similitudes avec le martyr de Ste Cécile, ainsi que de Ste. Perpétua et Ste. Félicie. L'opéra fut mal accueilli à ses débuts à Londres en 1749, 4 ans seulement après la rébellion catholique; on accusa Haendel d'être du côté des catholiques. |
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Les représentations de Theodora auront lieu à Opéra de Baugé |
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